Reconnaître le burn out, une avancée sociale importante pour les salariés

La presse s’est fait l’écho ces derniers jours de l’amendement porté par Benoît Hamon en faveur de la reconnaissance de l’épuisement professionnel, plus connu sous le terme de burn-out. J’ai souhaité m’associer au dépôt de ces amendements au projet de loi dialogue social et emploi dont l’adoption représenterait une avancée significative en faveur des travailleurs.

On estime que l’épuisement nerveux, mal connu, peut toucher 12% de la population active, qu’il s’agisse de salariés employés, cadres ou ouvriers. Aujourd’hui sa reconnaissance est un chemin compliqué tant d’un point de vue médical qu’administratif. Au final, à peine quelques centaines de cas sont reconnus chaque année, loin de la souffrance réelle dont sont victimes des milliers de salariés. La prise en charge est quant à elle assurée par le régime général de la Sécurité sociale et non la branche accident du travail et maladies professionnelles, financée par les cotisations patronales.

L’une des conséquences  de cette non reconnaissance est l’absence de réelle prévention mais également un mauvais accompagnement des victimes, qu’il s’agisse des demandes potentielles (qui ne sont pas présentées devant les faibles chances d’aboutir), durant l’arrêt ou de la phase post maladie (et face aux risques de rechute).

Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle n’est pas un artifice mais bien une urgence devant ce fléau qui peut toucher des millions de salariés.

Une telle reconnaissance serait une conquête sociale importante comme d’autres par le passé en faveur de l’amélioration des conditions de travail.

Actualisation de la loi de programmation militaire

En tant que rapporteur pour avis de la loi de programmation militaire, j’ai présenté en commission des Affaires étrangères l’actualisation de cette loi souhaitée par le Président de la République et le Ministre de la Défense.

Cette actualisation s’inscrit dans les principes de la stratégie de défense et de sécurité nationale énoncés dans le Livre blanc et préserve les grands équilibres de la programmation militaire, tout en intégrant les évolutions survenues depuis 2013. Elle consolide l’effort de défense de la France compte tenu de l’acuité des lourdes menaces qui pèsent contre la sécurité de la France et de ses intérêts, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre territoire.

Ci-dessous mes interventions en commission :


Actualisation de la LPM

 


Actualisation LPM 2