Réunion publique. Jean Guisnel décrypte les tensions internationales

Devant une centaine de personnes, Jean Guisnel, journaliste au Point  et spécialiste des questions de défense et de renseignement, est venu à Plourin-lès-Morlaix animer une réunion publique sur la situation internationale. Avant de répondre aux questions, Jean Guisnel a passé en revue les conflits mondiaux et a évoqué la position de la France dans chacun d’entre eux : Ukraine, Irak, Nigéria, Libye, Moyen-orient.

En introduction, Jean Guisnel a rappelé que la situation internationale actuelle est le plus grave que nous ayons connu depuis 2001. Il est revenu sur l’expansion de Daesh en Afrique du Nord, en Irak et en Syrie, qui nécessite une réponse forte de la communauté internationale. Financé par le pétrole à coups de millions de dollars, l’Etat Islamique organise peu à peu l’administration de vastes territoires et bénéficie d’une structuration efficace qui peut lui permettre de renforcer son implantation et continuer à attirer des combattants venus de l’étranger. Les derniers événements à Mossoul où un groupe sunnite radical ont réduit en miettes des statues, frises et autres trésors pré-islamiques, dénote la volonté de l’EI de détruire tous les symboles de la civilisation.

Le journaliste a également évoqué le conflit entre l’Ukraine et les séparatistes russes, en rappelant le contexte historique des deux pays et les enjeux économiques, liés notamment au gaz et au pétrole. Mais, dans cette guerre ouverte, Jean Guisnel a surtout voulu insister sur le projet politique du Kremlin qui a pour objectif de mettre à mal l’idée de la construction européenne.

Face à ces tensions internationales multiples, Jean Guisnel a conclu son propos en esquissant les pistes de réflexion qui doivent guider la coopération internationale ainsi que les moyens militaires et politiques pour installer la paix durablement dans ces territoires.

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Adoption de la loi Macron. Pourquoi je me serais abstenu

hémicycle

Le Premier ministre Manuel VALLS a fait le choix de recourir au 49-3 concernant la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques. La motion de censure déposée par l’opposition ayant été rejetée, le projet de loi dit MACRON a donc été adopté en 1ère lecture par l’Assemblée nationale.
Il revient à chacun d’assumer ses positions et ce qu’aurait été son vote, et c’est en responsabilité que j’indique que je souhaitais m’abstenir sur ce texte. 

En effet, il ne faut pas caricaturer le contenu de cette réforme, ce texte n’était pas le cheval de Troie de l’ultralibéralisme comme certains ont voulu le laisser croire.

De nombreux points positifs sont issus d’un travail parlementaire riche, et je tiens à saluer le travail des rapporteurs à commencer par celui de mon collègue Richard FERRAND. Je pense ici notamment à la réduction des délais pour le permis de conduire, véritable frein la mobilité des jeunes, à la lutte contre les rentes, à l’amélioration des droits des salariés travaillant le dimanche dans les commerces de détail, ainsi que d’autres mesures en faveur de l’activité et pour l’entreprenariat que contenait ce vaste texte.

C’est pour toutes ces raisons que je n’ai pas souhaité voter contre.

Mais le texte contenait encore des dispositions dans lesquelles je ne pouvais me retrouver. Ainsi de l’abattement fiscal de 50 % sur les actions gratuites distribuées aux entreprises qui n’avait pas sa place ici. La question des mesures adoptées concernant les procédures de licenciements et plus particulièrement l’homologation des plans de sauvegarde de l’emploi est inquiétante au regard des droits des salariés.

Au-delà même de la généralisation de l’ouverture sur 12 dimanches, qui ne paraît être ni une avancée pour notre société ni facteur de réels gains économiques, l’équilibre en faveur des droits des salariés n’était pas garanti. L’illusion du volontariat masque mal la réalité de la précarité des salariés concernés, le plus souvent des femmes. La question des compensations était centrale et aurait recueilli le consensus des députés socialistes. Un point de compromis aurait pu être trouvé là-dessus et éviter le recours au 49-3.

Le projet de loi MACRON va désormais être examiné par le Sénat avant de revenir en 2ème lecture à l’Assemblée nationale. Il est souhaitable que le texte puisse être encore amélioré dans le sens du progrès et pour plus de justice sociale.

En visite chez D’Place pour soutenir les projets de l’association

IMG_6716Lundi 16 février, j’ai rendu visite à l’association D’Place, implantée en zone de la Boissière à Morlaix.

D’Place propose une aide à la mobilité pour l’insertion professionnelle (parc de 23 scooters, 11 voitures et 4 minibus) en intervenant dans l’ensemble du Pays de Morlaix. Accueilli par le Président, Paul Merdy, et les membres du bureau, nous avons ensemble balayé le bilan de l’activité 2014. Après une année 2013 extrêmement difficile, l’association est parvenue à rétablir la situation mais au prix d’une grande disponibilité de ses bénévoles.

De l’avis de tous, le recrutement d’un directeur est aujourd’hui indispensable pour assurer l’avenir de la structure, tant sur le plan de la représentation dans le domaine des transports que pour développer les services, trouver des financements ou, mieux encore, réfléchir à la création d’un garage solidaire.

En 2014, au titre de la réserve parlementaire, j’ai obtenu une subvention exceptionnelle de 5.000€ pour permettre à l’association de rétablir son équilibre. Par ailleurs, je me suis engagé, en tant que Conseiller régional, à porter, auprès de la Région Bretagne, un dossier d’aide dans le cadre du projet de recrutement d’un directeur au titre de la création d’emploi d’intérêt général.