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12 mai 2012 - Source Le Télégramme

Les locaux de l’annexe aéronautique du lycée Tristan-Corbière, situés sur le site de l’aéroport de Morlaix, ont reçu, hier après-midi, la visite d’un groupe d’élus et de techniciens du conseil régional. Le proviseur, Guy Géhors, a accueilli, en présence de la députée Marylise Lebranchu, Marie-Pierre Rouger, vice-présidente chargée des lycées et de la qualité du bâti, et Gwenegan Bui, vice-président en charge de la politique territoriale et du numérique.

Pas de place pour les avions et hélicoptères

Lors de la visite de l’atelier dédié à la maintenance aéronautique ou de la salle des moteurs d’avion, le proviseur et le chef de travaux, Yvon Denis, ont exposé dans le détail les problèmes actuellement rencontrés. L’établissement manque de place pour accueillir les avions et hélicoptères destinés à l’enseignement professionnel des élèves. Un avion de grande taille, récemment proposé par une société risque de ne pouvoir être accueilli, de même que des moteurs en attente à la Snecma.

Des solutions à trouver

S’étant rapidement déplacée avec son équipe technique, Marie-Pierre Rouger s’est engagée à trouver dans un premier temps des solutions provisoires puis à mettre en place un véritable projet d’extension des installations, conjugué avec un entretien des toitures. Ce projet n’altère en rien le financement déjà engagé de rénovation du lycée Tristan-Corbière, rue de Kerveguen, pour un montant de 12M€. Le département aéronautique et ses dix enseignants spécialisés accueillent actuellement 280 élèves dans les différents niveaux de formation du Bac pro au BTS.

Âgé de 37 ans, le conseiller régional et conseiller municipal de Morlaix Gwenegan Bui sera le suppléant de Marylise Lebranchu aux législatives.

3 mai 2012 - Source Le Télégramme

Dimanche, le sort de l’élection présidentielle sera entre les mains des électeurs qui ont voté, au premier tour, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou. Ambiance dans les communes où ces trois candidats ont obtenu leur meilleur score sur l’arrondissement de Morlaix.

Saint-Servais. «Les électeurs de Le Pen devraient voter plus Hollande que Sarkozy».
Au premier tour, c’est à Saint-Servais, près de Landivisiau, que Marine Le Pen a décroché son meilleur score, non seulement sur les 60 communes de l’arrondissement, mais aussi sur l’ensemble du Finistère. Avec 21,04% des voix dans la cité léonarde, la candidate a fait mieux que son père en 2002 (18,21%) et en 2007 (7,51%). Pourquoi un tel score du FN sur cette commune d’un peu plus de 600 habitants? «Les gens en ont ras-le-bol d’être pris pour des débiles», peut-on entendre dans le bourg. «Il y a aussi la peur de l’étranger, même si ici, il n’y en a pas. Il y a bien un Guadeloupéen, mais il est français que je sache», explique Jean-Yves, un client du café l’Entrelac. «Même moi, qui suis de Cléder, je peux être considéré comme un étranger par certains», ajoute-t-il. Difficile de savoir qui sont ces électeurs du FN. «Ils en ont peut-être un peu honte», souligne Éric, le patron de l’établissement. «Les gens de ma commune qui ont voté Marine Le Pen, indique le maire Laurent Mazurié, n’épousent pas forcément les idées extrêmes du Front national, mais ils ont voulu exprimer un vote de contestation contre les pouvoirs publics. Et au second tour, les électeurs du FN devraient à nouveau contester le pouvoir en place et donc s’exprimer un peu plus en faveur de Hollande que de Sarkozy. Il y aura aussi sûrement pas mal de bulletins blancs».

Plouégat-Guérand. «Mélenchon: un bon report sur le candidat PS».
21,01%: c’est le score de Jean-Luc Mélenchon à Plouégat-Guérand. «Je ne suis pas étonnée, car on a toujours été à gauche», confie cette commerçante de 74 ans. «Un tel score du candidat du Front de gauche est dans l’ordre des choses. Il y a ici un vieux fond communiste traditionnel», décrit Christian Le Manac’h, maire de cette commune trégorroise de près de 1.100âmes. Pour le second tour, le maire prévoit «un bon report» des voix des électeurs de Jean-Luc Mélenchon sur le candidat socialiste. «C’est presque naturel, commente-t-il. En revanche, je ne vois pas un aussi bon report des électeurs du FN sur Nicolas Sarkozy. J’ai été surpris de rencontrer de nombreux jeunes qui avaient voté Marine Le Pen au premier tour. Ils n’ont plus d’éducation politique et je pense qu’ils vont plutôt s’abstenir dimanche». Lanhouarneau: «3/4 des voix de Bayrou en faveur de Sarkozy». Le 22avril, François Bayrou s’est hissé sur la deuxième marche du podium à

Lanhouarneau (1.100 habitants).
Le chef de file du MoDem (18,84%) a certes été devancé par Nicolas Sarkozy (30,01%), mais il a précédé François Hollande18,03%. À la sortie de la supérette du bourg, cette retraitée reconnaît qu’elle a été séduite par les «belles paroles de François Bayrou». «Beaucoup d’agriculteurs ont voté pour lui et ils devraient voter blanc au second tour», enchaîne son amie croisée sur le trottoir. «Voter blanc, c’est donner une voix à celui que tu n’aimes pas», prévient toutefois l’autre femme. Éric Pennec, le maire, avance que le bon résultat de François Bayrou sur sa commune a été une façon pour les électeurs «d’infliger un carton jaune à NicolasSarkozy». Pour le second tour à Lanhouarneau, où le président-candidat avait obtenu son meilleur score breton en 2007 (64,61%), Éric Pennec estime que «les trois quarts des électeurs de Bayrou voteront en faveur de Nicolas Sarkozy. Il y aura aussi un quart deHollande et de bulletins blancs».

  • Jacques Chanteau

Législatives. Bui suppléant de Lebranchu

Gwenegan Bui sera le suppléant de Marylise Lebranchu lors des législatives des 10 et 17juin. Il pourrait néanmoins prendre rapidement du galon si la députée sortante était promue à un ministère.

C’est donc hier que Marylise Lebranchu a levé le voile sur l’identité de son suppléant aux législatives. Sans véritable surprise, c’est Gwenegan Bui qu’elle a choisi pour l’épauler, elle qui, à 65 ans, brigue un quatrième mandat consécutif sur la quatrième circonscription.

Membre du conseil national du PS

«C’est la récompense du militantisme politique», confie la députée sortante en évoquant le parcours du conseiller municipal d’opposition à Morlaix, marié et père de deux enfants. À 37 ans, Gwenegan Bui n’est pas un novice en politique. Voilà deux décennies qu’il défend la couleur rose. Après avoir adhéré à la section PS de Brest en 1993, il devient président du Mouvement national des jeunes socialistes en 1999. Deux ans plus tard, on le retrouve à travailler au cabinet de François Hollande, alors premier secrétaire du parti. Avant d’assister Bertrand Delanoë à Paris. Puis Jean-Yves Le Drian, le président du conseil régional, une fois de retour en Bretagne. Depuis 2010, il est d’ailleurs vice-président de la Région en charge de l’aménagement du territoire et du numérique. Il fait également parti du conseil national du PS depuis 2009.

De numéro 2 à numéro1 ?

S’il réfute le terme de «professionnel de la politique», c’est pourtant un homme imprégné des rouages qui va accompagner la députée sortante. Un choix loin d’être anodin, même si elle n’avait pas pléthore d’options. Car la possibilité de voir Gwenegan Bui se retrouver numéro1 d’ici quelques jours existe bel et bien. Une victoire de François Hollande dimanche soir pourrait en effet propulser Marylise Lebranchu à un poste de ministre. «Si on me le propose, je dirai oui. Mais rien n’est encore défini», souligne la députée. Mais si tel était le cas, Gwenegan Bui se retrouverait alors à siéger à l’Assemblée nationale en cas de succès aux législatives. Un scénario qu’il assure ne pas envisager le matin en se rasant. «L’expérience de 2002 a douché beaucoup de choses. Il y a d’abord deux élections à gagner», glisse le suppléant, qui pourrait bien se retrouver en première ligne face à la candidate UMP, Agnès Le Brun. Avec pour handicap un déficit de notoriété et le fait de former un duo 100% morlaisien avec l’ancienne ministre de la Justice. «Les gens n’attachent plus la même importance au fait d’avoir un binôme composé d’un Léonard et d’un Trégorrois», cherche à nuancer Marylise Lebranchu. Avant de conclure: «Gwenegan connaît bien le territoire. Je suis certaine qu’il assumera parfaitement son travail de parlementaire s’il doit le faire».

Ronan Tanguy

Retrouvez les photos de la campagne du 1er tour de l’élection présidentielle dans la 4ème circonscription du Finistère.


Le débat entre Gwenegan Bui (PS), Dominique Guizien (EELV), Ismaël Dupont (FDG) et Laurent Baudry (NPA) a rassemblé plus de 130 participants, samedi soir, à Plourin-lès-Morlaix.

16 avril 2012 -Source Le Télégramme

Dans une campagne présidentielle jugée morose, les partis de gauche se sont livrés à un bel exercice démocratique, samedi soir, à la salle du Cheval Blanc, à Plourin-lès-Morlaix. Animé par Claude Bonnard, le débat a attiré plus de 130 spectateurs. Lors de la première partie, les quatre participants étaaient invités à présenter le programme de leur candidat en dix minutes. Un exercice qui n’a pas suscité l’enthousiasme des spectateurs, réveillés par une boutade de Gwenegan Bui. Contraint de partager le micro avec ses trois concurrents, le vice-président du conseil régional s’est félicité d’être «uni par les liens du microbe!».

«Le Front de gauche: une auberge espagnole!»

La deuxième partie du débat s’est avérée plus intéressante. Placé à la gauche de l’estrade, Laurent Baudry (NPA) n’a pas tardé à ouvrir les hostilités. Pointant du doigt les divergences entre Ismaël Dupont (FDG) et Jean-Luc Mélenchon sur la politique de défense, le représentant du NPA a comparé le Front de gauche à «une auberge espagnole!».

Ismaël Dupont ressuscite l’URSS

Piqués au vif, les nombreux militants communistes n’ont pas manqué de faire entendre leur désapprobation avec force. «Le stalinisme, c’est fini!», a rétorqué Laurent Baudry, pour conclure cette passe d’arme courte mais vive. Pesante, l’ambiance s’est détendue quand Ismaël Dupont a ressuscité l’URSS en la confondant avec la Russie actuelle. À l’image de François Hollande, Gwenegan Bui (PS) n’a pas cherché la confrontation directe avec ses «partenaires adversaires». Même chose pour Dominique Guizien (EELV), qui a tenté de se faire connaître en vue des prochaines législatives. Au terme du débat, les quatre protagonistes ont prononcé un souhait commun: faire gagner la gauche le 6mai prochain. .