Iran. Un accord historique

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L’accord conclu le 14 juillet met fin à l’une des plus longues crises de prolifération nucléaire. Il éloigne du risque que cela représentait pour la sécurité de la région et du monde, ouvre la porte à une normalisation des rapports avec l’Iran et fait avancer la paix.

3 principes ont été suivis :

- La limitation : à savoir la limitation « de façon précise des capacités d’enrichissement de l’uranium par l’Iran et de ce qu’il pourra faire en termes de recherche et développement ». En particulier, sur la question des centrifugeuses, un des outils nécessaires pour l’enrichissement de l’uranium, l’Iran passera par cet accord de 20 000 centrifugeuses aujourd’hui à 5 000 demain.

- La vérification : c’est tout l’enjeu des contrôles par l’Agence atomique (AIEA), qu’ils puissent être faits en Iran, dans tous les lieux et accepté par l’Iran.

- Le possible rétablissement des sanctions, avec levée des sanctions mais possibilité de revenir si jamais l’accord n’est pas appliqué par l’Iran sur les objectifs qui ont été fixés. « La France a beaucoup œuvré pour proposer et faire adopter un mécanisme de rétablissement automatique des sanctions en cas de violation par l’Iran de ses obligations « . Si un des Etats du P5 + 1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne) estime que l’Iran ne remplit pas ses obligations et que celui-ci ne fournit pas d’explication crédible, cet Etat pourra provoquer un vote du Conseil de sécurité sur un projet de résolution réaffirmant la levée des sanctions de l’ONU ; en opposant son propre veto, il obtiendra alors à coup sûr le rétablissement des sanctions.

Il appartient à l’Iran de mettre en œuvre, dans le calendrier qui a été établi, l’ensemble des mesures prévues. La France, avec ses partenaires, veillera de bonne foi et avec rigueur au respect de cet accord.

Le résultat obtenu éloigne le risque pour la sécurité régionale et internationale que représente la prolifération nucléaire. Toutefois, l’Iran a de nombreuses fois décidé de ne pas honorer ses obligations vis à vis de la communauté internationale, ce qui nous oblige à la plus grande vigilance. Mais nous devons nous satisfaire d’un accord, qui n’est sans doute pas parfait, mais qui en temps de paix, a ouvert une nouvelle voie vers un monde plus sûr.  C’est déjà une bonne nouvelle en soi.